Quelques mots sur l'artiste
C’est dans la rue et à la fin des années 60 que Daniel Buren, la trentaine, investit le champ artistique. La nuit, il recouvre clandestinement des panneaux d’affichage publicitaire d’un motif de bandes alternées blanches et colorées d’une largeur invariablement égale à 8,7 cm. Il travaille en association avec Olivier Mosset, Michel Parmentier, Niele Toroni. Ses écrits de la fin des années 60 et ses actes démontrent une pratique et une réflexion artistiques, des positions politiques et intellectuelles affirmées depuis 1965. En 1986, il obtient le Lion d’or à la biennale de Venise pour son oeuvre in situ dans le Pavillon français.
Les oeuvres de Daniel Buren sont toujours conçues en fonction de leur lieu d’accueil et réalisées in situ. Elles durent souvent uniquement le temps de l’exposition et il ne subsiste alors que ce qu’il appelle les « photos-souvenirs ». D’autre part, Il a réalisé de nombreuses oeuvres permanentes in situ dans des espaces publics ou semi publics tels que la cour d’honneur du Palais-Royal à Paris, la Place des Terreaux à Lyon, le Parc de la Villette à Paris, la salle des marchés à New York, le café du Museum Wuppertal en Allemagne, le parc des Célestins à Lyon, La Cigalière à Sérignan, le Kimpo Park en Corée, la baie d’Odaiba à Tokyo... et tant d’autres.